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lundi 15 janvier 2007 par Bertrand Degoy
Avec la version .Net (prononcer dot net), Microsoft Visual Basic achève de rejoindre les languages de développement professionnels au sein de Visual Studio. Les développeurs VB6 se sont révoltés et restent boulversés. Où en est-on avec Vista qui intégre l’architecture .Net ?
Aucune différence avec C++ ou Java n’est maintenant perceptible, hormis la syntaxe. Toute la complexité du développement avec les outils professionnels de la gamme Visual Studio apparaît maintenant : le seuil d’apprentissage, sans aucune progressivité possible, est très élevé.
De VB1 à VB6, le développement était à la portée de tous ! Il a permis à de très nombreux enfants, étudiants puis développeurs d’accéder à une compréhension progressive de la programmation, avec un outil toujours adapté à leur niveau de connaissances. Ceux qui, comme moi, ont développé leurs connaissances depuis les années 70 en suivant pas à pas le progrès des techniques, sont arrivés sans douleur à maîtriser des concepts tels que la programmation objet et les applications distribuées. Il est vrai que Visual Basic ne suffisait pas pour cela. Il a fallu accéder à C++ ou à J++, puis à PHP. Mais Visual Basic constituait une excellent tremplin.
Dans le développement d’une application informatique, la programmation n’est pas tout. Il faut d’abord maîtriser tout un ensemble de techniques du domaine dans lequel on veut développer l’application. Ainsi, ce sont des savoirs faire d’ingénieur, de comptable, de commerçant, de logisticien etc. qui permettront de développer une application d’e-commerce parfaitement adaptée au besoin.
Une plateforme informatique trop complexe crée une distanciation, voire une incompréhension totale, entre les participants informaticiens et non-informaticiens du projet. Elle augmente les coûts et les délais, réduit la maintenabilité et met en danger la pérennité du logiciel en le rendant dépendant de savoirs faire extérieurs à l’entreprise.
Depuis la première rédaction de cet article, je suis enfin entré définitivement dans .Net. Visual Basic 2005 est-il un langage approprié ? D’un côté, il est certain que le code est devenu complexe en faisant appel à des notions de programmation avancées. En revanche :
l’écriture reste claire en comparaison du langage C qui autorise des formulations particulièrement incompréhensibles ;
Le typage fort et la non-automaticité des transtypages imposent une construction et une utilisation rigoureuses des structures de données. Ceci ne simplifie pas le code, mais contribue à la robustesse des applications, contrairement à VB6 qui acceptait à peu près n’importe quoi comme transtypage et au langage C qui invite à des bidouillages de pointeurs provoquant des catastrophes ;
l’architecture .Net offre un accès direct à une large infrastructure de classes, ce que VB6 devait faire par des accès acrobatiques à MFC ;
l’environnement de développement conserve les avantages de l’IDE de VB6 tout en offrant un debugger précédemment réservé à Visual C++.
l’accès aux nouveaux outils de publication permet de faire un pas vers VISTA, avec la génération de code managé et la publication des manifestes.
Il semblerait que Visual C++ soit un bon choix si l’on veut travailler avec du code "managé" et "natif" à la fois (cf. article de Brandon Bray sur MSDN : "Notes à propos des types mixtes"). Serait-cela seule raison d’employer Visual C++ pour un nouveau projet ?
Après quelques réticences initiales, je suis maintenant conquis par Visual Basic .Net ! Il n’en rete pas moins que la conversion des applications VB6 est fastidieuse, tout particulièrement s’agissant des bases de données.
Ah à propos des bases de données, un défaut (voulu ?) tout de même, et de taille : rien n’est fait pour faciliter l’accès à MySQL. On y arrive tout de même, au prix de longs codages !
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